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20 juil. #secretsdhistoire #fr2 «Secrets d'Histoire - Moulay Ismaïl: le Roi-Soleil des mille et une nuits» - Saison 11 Episode 04, Diffusé le Jeudi Découvrez un royaume méconnu, celui du Maroc du XVIIIe siècle, et l´histoire du sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne et dont l´actuel roi. 20 juil. Stéphane Bern plonge dans l'histoire du sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne, dont le règne peut être comparé à ceux de Louis.

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A l'ONU, les pays arabes demandent l'inscription de l'affaire Marocaine à l'odre du jour de l'assemblée générale. Sur le plan diplomatique, il avait des relations étroites avec le Roi de. Ce rigolo inoffensif fut arrêté par le pacha de Meknès, d'autant plus obséquieux vis-à-vis du pouvoir qu'il s'était rallié in extremis à Moulay Hafid. Et depuis , la capitulation des alaouites face aux envahisseurs et la démission de la monarchie est totale. Les plus dures restèrent auprès de lui, puisqu'il les menait toujours à l'assaut du trône. Espaces de noms Article Discussion. Portrait du prince Charles de Galles. Par cet article, il est stipulé que " pour la répression des crimes commis en pays Berbère, les juridictions françaises seraient compétentes , quelque soit la condition de l'auteur. En cette année , Abdelaziz ne régnait plus que sur son palais isolé de Fèz: quelques hectares. Livre "La maison du Calife", une installation au Maroc bien le droit d'avoir quelques difficultés d'adaptation.

19 juil. Tel le Roi-Soleil, le sultan Moulay Ismaïl ne fit rien dans la demi-mesure. Mais qui était-il vraiment? Plongée dans l'âge d'or du Maroc avec son. Télécharger la version PDF Bern Dans ce nouveau numéro de Secrets d' Histoire, Stéphane Bern nous emmène à la découverte En revenant sur les traces du célèbre sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne et. 20 juil. Stéphane Bern consacre un Secrets d'Histoire au sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne, dont le règne peut être comparé à ceux.

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Salaires de la fonction publique : Nouvelle grille. Visa Schengen: les nouvelles règles. Les alcootests juste après Ramadan. Son armée comptait maintenant hommes. Il fut pourtant battu en quelques minutes, une partie de ses alliés ayant brusquement déserté pour piller le camp d'Abdelaziz qu'ils étaient venus défendre, avant que les troupes d'Hafid ne le fassent!

Les hommes d'Abdelaziz manifestaient une confiance bien mesurée dans les qualités de leur chef! On se tua férocement pour emporter les coffres et les mules du sultan, vainement. Mais comme les sultans alaouites ne sont pas décidément pas doués pour les fins héroïques, il se sauva , protégé par les mitrailleuses du lieutenant Maréchal assisté naturellement par le sergent instructeur Balding qui était son contrepoids anglais. Le 20 août , il arrive au camp français de Settat, après kilomètres de panique indescriptible.

Le 21 août , il s'effondrait au P. Pour abdiquer aussitôt et remettre le pouvoir entre les mains de ses protecteurs aucunement embarrassés. L a première chose que fit Moulay Hafid en prenant le pouvoir sans partage fut d'accéder aux demandes "formulées" par les grandes puissances, lui qui avait hypocritement levé l'étendard de la guerre sainte:.

C'était très exactement une forfaiture. Un reniement des engagements de sa charge. C'était du super Abdelaziz, puisque son frère n'avait pas même essayé de faire croire qu'il s'opposait à l'invasion.

Hafid avait suscité des énergie en s'opposant verbalement, à l'intrusion et à la pénétration étrangère par la force. Ayant vaincu son frère, il se mettait à faire exactement le contraire de ce qu'il avait promis aux marocains! Hafid allait se venger sans perdre un instant des gens qui l'avaient imprudemment porté au pouvoir. Le chérif Kittani, leader de l'opposition à Abdelaziz et promoteur du train de mesures dont nous avons parlé plus haut, fut enlevé dans la région de Meknès où il s'abritait chez ses fidèles de Beni M'tir, par un caïd grassement rémunéré par l'argent juif, et mourut à Fèz sous le fouet.

Hafid ne pouvait lui pardonner d'avoir exigé qu'on envoie des enquêteurs pour dresser la liste interminable des abus du Makhzen. Car le Makhzen de Hafid allait ressembler comme un frère à celui d'Abdelaziz, tout en renouvelant totalement le personnel, sans en modifier les méthodes de brigandage légal. Les fassis furent dupes même de la volonté de changement de Hafid. Et ce n'était pas tellement facile de les rouler ces maîtres de machiavélisme.

Mais le nouveau sultan, dévoué aux juifs qui l'ont financé et aux occupants qui l'ont protégé était prêt à tout pour conserver un semblant du pouvoir acquis à la petite semaine et était totalement manipulé par ceux qui l'avaient fabriqué et lui avaient donné les moyens financiers et le personnel militaire nécessaire pour rejeter son frère à la mer. On a remplacé la peste par le choléra!

Mais Madani Al Glaoui avait des dents encore plus longues que celles de ses prédécesseurs, car il était affamé depuis plus longtemps. Comme tout grand voleur nouveau riche de la politique, il voulait tout, tout de suite.

Le loup était dans la bergerie, mais l'on verra bientôt que c'était un loup en papier. Les notables traditionnels ayant été roulés, ne versons pas une larme sur eux, en croyant manipuler le nouveau sultan.

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Ils avaient seulement oublié un léger détail: si Abdelaziz avait été catastrophique, Hafid allait être encore plus lamentable, car ce lâche, incapable de la moindre idée politique, était en plus d'une cruauté infinie.

Ils avaient changé de pantin. Et le nouveau pantin était d'autant plus féroce qu'il était couard. Abdelaziz aimait tirer au pistolet sur des cibles en carton.

C'était d'ailleurs, plus tard, également le jeu préféré du prince Moulay Abdellah le frère d'Hassan II. Ce rigolo inoffensif fut arrêté par le pacha de Meknès, d'autant plus obséquieux vis-à-vis du pouvoir qu'il s'était rallié in extremis à Moulay Hafid. Sidi Mohammed changea seulement de prison, car son frère le garda près de lui à Fèz.

Mais il restait encore dix frères. Et il ne s'en priva pas. La parasitaire et pourrie dynastie alaouite aurait été à la merci du premier charlatan venu si la France, appelée à son secours par Abdelaziz, n'avait veillé sur les créneaux dorés des murailles de Fez décorées encore des têtes sanglantes coupées pour le bon plaisir du sultan. Hafid inaugura son "règne" en reconnaissant aux occupants, également, sa "dette de guerre".

Il accepta qu'un ingénieur français ait la haute main sur les travaux publics. Il confia la réorganisation de l'armée à des instructeurs exclusivement français. Hafid se faisait le fourrier de l'occupation française. L'infamant traité de - signé par le sultan alaouite hafid - qui a officialisé l'occupation camouflée sous le nom du protectorat - n'aggravera rien: il constatera seulement ou enregistrera un état de fait. Ce sont les sultans alaouites qui ont affaibli et mis à genoux notre pays.

Ils ont "préparé" le Maroc au colonialisme et ont ouvertement et officiellement fait appel aux envahisseurs étrangers: ou bien pour les protéger des révoltes du peuples marocain ou bien pour vaincre leurs frères adversaires de la même famille alaouite. Et depuis , la capitulation des alaouites face aux envahisseurs et la démission de la monarchie est totale.

Le sultan vivait à Fèz, totalement coupé des réalités, du monde et du peuple. Cette incapacité à comprendre le monde moderne - qui est d'ailleurs la marque des sultans alaouites sans exception - depuis leur début jusqu'aujourd'hui, a instauré la main mise de l'étranger sur notre pays. Il ne joue pas même sur la rivalité franco-allemande alors que cela était lui aurait été facile vue que l'Allemagne avait une politique d'amitié avec les pays musulmans, définie par le discours très antisioniste, tenu à Damas du 8 novembre , par l'Empereur Guillaume II.

Le sultan fantoche alaouite s'agenouillait et se mettait à plat ventre devant les occupants en même temps qu'ils faisait mine de protester lorsque les troupes françaises avaient franchi le fleuve Sénégal, à kilomètres de Fèz. Hafid était tout heureux du traité du protectorat qu'il a signé, car cet accord stipulait son maintien formel sur le trône avec les mêmes prérogatives qui sont accordées aujourd'hui par les occupants à Karzay, Abbas ou à Almalki.

Mai les occupants avaient surestimé le poids des alaouites dans le pays: la soumission totale du sultan et de son Maghzen n'entraînera pas celle du peuple marocain. Hafid se convertit en franc-maçon juif. La première guerre de résistance du Rif éclata le 9 juillet L'insurrection armée étant la seule réponse adéquate possible à l'arrogance des occupants.

Le superbe ambassadeur espagnole Merry del Val avait poireauté six jours dans l'antichambre de la marionnette des occupants français Hafid avant de pouvoir exposer ses demandes.

C'était - grâce à ses protecteurs français - le dernier plaisir régalien qui restait à Hafid - qui passait la majorité de son temps ivre et endormi dans son lit: faire attendre les ambassadeurs étrangers jusqu'à l'extrême limite de la courtoisie internationale.

Quelle poigne! Que de fierté alaouite! Mais les puissances pouvaient tout se permettre au Maroc à condition de traiter le sultan "avec égards" et elles avalaient la couleuvre d'assez bon appétit, puisqu'une fois passée ses petites manifestations de paranoïa, le sultan cédait toujours et sur tout!. Merry del Val, ravalant son humeur, s'inclina le plus allègrement possible devant le sultan et lui demanda d'avoir l'ineffable bonté de bien vouloir autoriser l'Espagne:.

A occuper les montagnes entre Tanger l'internationale et Ceuta l'espagnole. L'équivalent de deux départements français! A installer à Fèz une mission missionnaire chrétinne franciscaine permanente! L'Afrique était alors devenue - pour le Vatican - "terre de mission" pour y exterminer l'Islam! Hafid écouta sans broncher et fit répondre au "croisé" qu'il allait y réfléchir. Mais Hafid est beaucoup plus séduit par l'or et l'argent juif et finit par se convertir officiellement au judaïsme!

Le 9 juillet , les habitants de Melilla - qui subissaient depuis des siècles l'occupation espagnole - attaquèrent un convoi de mineurs qui se rendaient dan la zone de protection et d'exploitation qui n'avaient jamais été autorisées: légitime défense contre le brigandage espagnol.

Les paysans ne faisaient que défendre la souveraineté nationale, rôle que le sultan avait totalement abandonné. L'affaire était caricaturale du colonialisme: le goupillon chargé d'eau bénite dans la main de l'ambassadeur Merry del Val, la mitrailleuse dans celle du général Marina. La "civilisation" en marche fut arrêtée par le raz -le- bol des rifains. L'envoyé spécial du " Temps" raconte: "Retranchés dans la montagne, tireurs adroits et ménagers de leurs munitions, les Rifains s'étaient révélés comme des ennemis redoutables et certains régiments espagnols à peine débarqués de la Péninsule, avaient perdu en moins de vingt-quatre heures, la moitié de leurs effectifs.

Abd-El-Krim était encore adolescent. Le peuple marocain prouva alors que débarrassé de faux prophètes, tel El Hiba qui prétendait faire se changer en pluie les balles des Chrétiens il pouvait efficacement combattre pour défendre la réalité de son existence sur un terrain difficile qu'il exploitait à merveille, et qu' il pouvait éparpiller n'importe quelle armée moderne dépaysée et estomaquée par la vigueur de l'opposition et de la résistance. Le sultan justifiait ses pantalonnades devant les grandes puissances par la "médiocrité" de ses troupes, et de leur armement, incapables de s'opposer aux armées chrétiennes Mais, l a vérité est que personne ne voulait se battre pour préserver son trône et ses insupportables privilèges.

L'armée du sultan n'était pas l'armée marocaine. On ne voulait pas mourir pour un tyranneau alaouite, mais on se battit jusqu'à la mort pour défendre l'intégrité nationale. Une résistance rifaine farouche. Le sultan alaouite - avec son makhzen pourri et corrompu - avait mené le pays à la défaite, se faisait ridiculiser même par les troupes espagnoles lors du "siège de Tétouan" en Aujourd'hui une poignée de paysans rifains, avec leur seule volonté de légitime résistance, sans chefs ni argent, jetaient la panique dans les rangs de ces mêmes espagnols.

Après quelques semaines de combat pourtant inégal, le général Marina avait perdu la moitié de ses dix mille hommes et avait demandé et obtenu Si les armées d'invasion avaient été secouées de la sorte dans tout le pays et que c'était possible, comme elles l'étaient dans le Rif, il aurait fallu un corps expéditionnaire franco-espagnol d'un million d'hommes éparpillés d'Oujda à Safi, et de Tanger à Zagora pour faire fléchir le Maroc!

Le crime de l monarchie est d'avoir empêché cette levée de résistance en masse. Un des guérilleros résistant rifains venu à Fès demander que le Maghzen les aide contre l'Espagne, a raconté à l'envoyé spécial du "Temps" comment les combattants rifains s'étaient organisés.

C'est le seul témoignage que l'on ait, les soldats de l'ombre n'ayant jamais eu la parole: " Beaucoup d'entre nous ont des "deschra " carabines à tir rapide et chaque communauté villageoise en a une petite réserve pour ramer ceux de ses membres qui n'en ont pas. Nous avons également des moules à balles et des machines à réamorcer les cartouches avec de la poudre que nous fabriquons nous-mêmes quand nous manquons de poudre de contrebande. Malgré tout, nous ne pouvons ravitailler un nombre suffisant de combattants en vivres et en munitions.

Actuellement, nos contingents vont au combat par dixièmes renouvelés tous les quinze jours. Il faudrait que nous arrivions à faire donner en même temps au moins un quart de nos effectifs. Hafid démasqué! Les résistants rifains croyaient encore que Hafid était le sultan du jihad contre l'envahisseur: il ne l'avait été verbalement que pour se débarrasser de son frère Abdelaziz, pour duper le peuple marocain et le démobiliser.

Secrets d'histoire - Moulay Ismaïl : le roi Soleil des mille et une nuits

Ce porte-parole des résistants riffains attendit plusieurs semaines avant d'être reçu par le sultan Hafid. Méprisé comme un vulgaire ambassadeur espagnol, il regagna ses montagnes sans avoir rien obtenu du sultan, mais il l'avait obligé à se démasquer.

Et le peuple rifain continua le combat comme il l'avait engagé, seul. Il avait gardé sa force vive parce que éloigné de la pourriture fassie et des compromissions obligées pour ceux qui à Fèz gravitent de près ou de loin autour de la cour la plus ramollie de son temps.

Il dit dans "Le Défi", p. C'est l'illégitimité et la non représentativité de la monarchie qui ont empêché notre pays d'avoir une défense nationale, au lieu d"une armée d'esclaves qui dirigent ses armes contre le le peuple pour défendre et protéger un sultan illégitime, corrompu et usurpateur du pouvoir. La monarchie a livré le peuple marocain désarmé aux convoitises des envahisseurs. L'armée française contre le Maroc, ce n'était pas joué d'avance, ce n'était pas l'éléphant tricolore contre la puce marocaine.

Les succès rifains de prouvent, s'il en était besoin, qu'avec un matériel léger, mais en état de marche, le peuple marocain était capable à lui seul d'empêcher la dictature des alaouites et des occupants: les puissances d'occupation n'avaient pas les moyens de faire la guerre.

Elles pouvaient seulement mener des opérations de police les plus économiques possibles. L'argument du "génocide" qu'eussent commis, en cas de résistance, la France et l'Espagne ne tient pas: en , les pertes espagnoles sont 20 fois plus lourdes que les pertes marocaines. Envoyer des foules mal armées ou désarmées pour attaquer attaquer l'artillerie lourde au grand galop, c'était se jeter à l'assaut du ciel comme le fit Moulay Abderrahman à la bataille de l'Isly 13 août et comme le fera El Hiba contre Mangin.

Organiser une guérilla de résistance implacable, c'est prendre réellement le ciel et les rifains l'avait deviné et démontré avec éclat. Non, le peuple marocain n'était pas battu d'avance.

On l'a empêché de résister comme il le voulait: les marocains ont été fusillés dans le dos et du haut de son balcon au cèdre doré, le sultan regardait l'immonde exécution qui préservait ses privilèges. Voilà la vérité qu'Hassan II escamote en deux lignes. Mais sa haine contre tous les mouvements de résistance populaires efficaces se comprend: l'insurrection d'Abd-El-Krim était un mouvement républicain qui voulait jeter les occupants et leur marionnette, le sultan, à la mer.

Victoire à la Pyrrhus, car Marina ne pouvait guère bouger de sa "conquête" et il était obligé d'immobiliser un corps expéditionnaire disproportionné avec le terrain gagné. La montagne et la nuit appartenaient toujours aux révoltés. En novembre le sultan cédait par le traité de Madrid tout ce que Merry del Val lui avait demandé l'année précédente, sauf les mules d'eau bénite. Les rifains n'étaient pas morts pour rien: ils avaient donné l'exemple et obligé le sultan à se démasquer.

Mais d'abandons en renoncements, Hafid ne pouvait pas aller bien loin. La mission militaire française à Fèz allait avoir du travail. Ils ont hérité le pays et le peuple comme si les marocains étaient un troupeau de bétail! De la grande politique, pour lutter contre un prétendant en ravageant le pays.

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Il faut vraiment que le Maroc soit indestructible pour avoir résisté à deux cent cinquante ans de pouvoir alaouite! Les Alaouites ne se mangent pas vraiment entre eux. La collaboration franco-alaouite se rodait bien. Ce furent les Français qui manquèrent de patience. Des centaines de chevaux et de mulets avaient été vendus.

Des hurlements retentirent quand les fusils disparurent. Trop tard.

Reportage "Secrets d'Histoire": Moulay Ismaïl, le roi soleil des mille et une nuits

Les soldats directement commandés par les Français et les sept cents esclaves de la garde noire de Hafid étaient en embuscade aux créneaux. Le brouhahas tomba aussitôt. Trois mille hommes furent reconnus bons pour le service.

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Les autres avaient vingt-quatre heures pour disparaître. La faillite totale de Hafid. Les dons se tarirent aussitôt.

Les rares ressources domaine propre etc. Le sultans: propriétaire du Maroc.

Les requins du maghzen alaouite connaissaient bien la tradition. Quand le sultan jugeait que le bas de laine était assez dodu, il le confisquait et envoyait son ex-propriétaire en prison à vie. On pouvait tenir le coup quelques années, jamais plus.

C'est la façon alaouite de "supprimer" la peine capitale"! I l était donc propriétaire du Maroc. Que fait un propriétaire? Il encaisse des loyers. Ce système multipliait ses effets désastreux sur le peuple, selon une progression géométrique.

Le caïd gardait aussi son pourcentage, car il avait versé de gros sacs de douros à Madani El Glaoui pour avoir le bonheur de servir son pays. On ruine ainsi très vite un pays qui aurait du être un paradis terrestre. La communauté se paupérisait au profit exclusif de notables qui ne remettaient pas même le produit de leur rapine dans le circuit économique national. Il détruisit ainsi la pyramide féodale qui ne reposait plus que sur sa pointe, lui.

Erreur funeste, pour un chef de gang qui ne peut plus truander sans malfrat associé. Le Glaoui se coupait de complice qui auraient pu devenir ses partisans en cas de coups durs. Tout pour lui et rien pour les autres. Il ne partageait plus le butin. Il était le gang à lui seul.

La monarchie alaouite est seule responsable de la promotion de ces petits rongeurs devenus fauves. Akka avait sauté sur son plus beau cheval, sans oublier de garnir une mule de jolis cadeaux. Cinq heures plus tard, il était jeté dans un cul de basse fosse. Les contribuables d' Akka lui rembourseraient très vite la rançon, mais rien ni personne ne le dédommagerait de son humiliation et de ses ambitions déçues. Akka savait très bien que personne ne défendrait le sultan.

Pas de légalité pour les ennemis de la légalité. Contre le gang au pouvoir, des méthodes expéditives et définitives. Monarchie alaouite, ferment de dislocation.

Les Marocains ne voulaient plus ni reculer ni subir. Ils voulaient marcher sur Fèz pour renverser le régime. Mangin profita de la nuit pour laisser son camp de Tselfat au commandant Brémond. Il retrouva un Hafid atterré. Il était trop tard pour se soumettre. Il aurait fallu se démettre, si le jeu des forces politiques proprement marocaines avait joué seul. Il avait deux milles hommes de troupe, débris de la garde noire et les mehallas du sultan, hommes de main de Madani El Glaoui et des grands féodaux du Sud.

Pas brillant. Pratiquement pas opérationnelles, les forces propres du sultan étaient incapables de le protéger. Prévenu à temps, Mangin fit tonner toutes ses pièces. La charge qui sans cela eût été irrésistible, se brisa sur les obus de Sauvé le 2 mars par les obus de Mangin, il le fut encore le 9 mars. Mangin fit rappeler Brémond qui surveillait toujours les Chérarda sur le Djebel Tselfat. Et fraya un passage scabreux à coups de canon.

Ainsi le Glaoui sciait vraiment la branche sur laquelle il était assis. Il croyait sans doute que Hakka déroulerait le tapis rouge sous les babouches de son auguste bourreau, quand il rentrerait dans le mechouar du palais en vainqueur et lui jurerait une amitié éternelle. Malgré toutes les "réalisations historiques" de Moulay Hafid, le makhzen d'aujourd'hui oublie de donner son nom à des lycées, à des barrages, et à des grands boulevards comme il a fait pour honorer la triste mémoire des autres potentats sultans voleurs alaouites!

Les historiographes officiels du du palais sont-ils donc amnésiques? Le jeudi 4 mai, le jeudi 11 et le jeudi 18, , les insurgés escaladèrent les murailles.

Trois fois, ils furent repoussés. Mais par trois fois, les cours du mechouar du Palais où se terrait Hafid furent balayés par un déluge de feu. Malheureusement pour les insurgés, les Ils se retirèrent. Les soldats redevinrent paysans. Il lui rendit quand même un léger service avant de regagner Mehdyia. Moulay Zin finit en prison comme ses autres frères qui avaient prétendu au trône avec la même naïveté. Sauvée pour un temps du désastre militaire, grâce aux canons et au matériel du maître de forge Schneider, la dynastie alaouite sombrait dans le ridicule de querelles de succession dignes du Bas-Empire.

Mais il fallait faire quelque chose et ne pas se présenter les mains vides lors des très proches négociations franco-allemandes. La France avait les mains totalement libres au Maroc. Il allait se faire cracher comme un noyau de cerise. Il était totalement obsédé de mataer les révoltes de ses frères et de piller les pauvres marocains! C'est de là qui est venu l'expression rituelle des médias alaouites récitée, après le nom du sultan: "nassarahullah", qui veut dire: "qu'il soit victorieux", sous-entendu: contre ses "sujets"!

Hafid: figurant et pièce de décor. Hafid "le victorieux" tenait absolument à ce que la France sache combien il lui était infiniment reconnaissant. Hafid voulait ignorer que même les notables repus ne voulaient plus de lui. Tous fils de "Chorfa" et de gros négociants. Evidemment il y avait 70 élèves à Rabat. Les confrères suivaient. Il fallait très vite parler le langage des vainqueurs.

Le peut-être est de trop.

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Hafid leur a permis de réussir leur coup en douceur, pour eux. L' occupation a "mécanisé", armé et renforcé le makhzen pourri et féodal. Le pillage des paysans marocains reprenait - avec plus d'"efficacité" - sur une grande échelle, servis et couvet par les canons 75 Schneider des occupants.

On ne saurait mieux dire. Il fallut six jours de mijotage pour fixer le montant des quarante deniers de Judas. Voyage sans billet de retour. Pour ces congés payés définitifs, la France avait donné un million de francs or. Un petit milliard de nouveaux francs actuels.

Et il fallait que la date de son départ restât rigoureusement secrète. Hafid ne voulait pas mourir à la tâche! Notre naïve population s'est souvent trompé sur les rusés alaouites. La réalité, en fait, est qu' un sultan alaouite ne prend pas le maquis , sauf s'il le prend à Paris ou à Tel-Aviv! Il part avec la caisse en laissant son peuple désemparé. Toute la région de Fèz était au courant. Tout le monde sait bien que le sultan et le bachadour ambassadeur vont partir le 17 avril.

Toutes les tribus du Saïs et les Béni Mtir vont se regrouper pour reprendre au bachadour son acte de vente. Un sultan alaouite vend son pays!! Le Maroc était acheté. Ils allaient se charger de le leur rappeler! Le commandant Bremond courait dans les rues de Fèz.

Ceux qui le connaissaient bien savaient que même sous une grêle de balles, il ne quittait pas son éternelle cigarette. Il serait mort la cigarette au bec et un certain sourire aux lèvres. Un beau soldat comme on dit dans les citations à titre posthume et qui faisait correctement son métier de soldat étranger, au service du sultan.

Il avait reçu des ordres venus de Paris et les appliquait à la lettre. La vie coloniale et son charme créole. Je veux dire celle du sultan. On se moquait depuis plus longtemps de leur docilité envers leurs instructeurs français. Des murmures coururent dans les rangs. Puis des cris. La troupe était excédée depuis trop longtemps.

Un ras le bol. Tous les fusils partirent en salve. Deux officiers français tombèrent. Hafid , qui faisait ses malles, les reçut cavalièrement, leur conseilla de se réfugier dans la mosquée Moulay Abdallah et les planta là. La révolte va durer trois jours. Des renforts arrivent de Meknès dans la nuit. La révolte, totalement viscérale, absolument inorganisée, ne pouvait tenir longtemps. Ce sera fait le 20 avril au soir. Lorsque les Français vont annoncer "la bonne nouvelle" au sultan, ils le trouvent effondré sur un tas de ballots, dans un de ses grands magasins.

Il ne dit pas un mot. Il aurait pu, au moins, se taire. Manipulation qui aurait dû totalement disqualifier son auteur, ses descendants ainsi que tout le système monarchique qui a enfanté sa trahison et sa pourriture.

La crapule traître de Hafid les aurait plutôt jetés en prison. La lettre du sultan est une ignominie inutile. Ses troupes étaient désarmées et gardées à vue - comme des chiens de garde - dans les casernes bouclées par les forces françaises d'occupation. Le général Moinier voulait faire comme les juifs occupants font aujourd'hui en Palestine occupée: frapper fort, exercer des représailles - qui ôteraient aux résistants Marocains la volonté de continuer la résistance - et pressurer financièrement la ville.

La situation était tellement tendue et le moment tellement propice à un soulèvement général en quelques heures, le sultan - s'il était un résistant - aurait pu rassembler Comme en ! Le 27 avril , Poincaré faisait du général Hubert Lyautey 2 le premier commissaire résident général de la république française au Maroc.

Lyautey arriva à Fèz le 24 mai à 5 heures du soir. Lyautey se retira de bonne heure, toujours de mauvaise humeur. A dix heures du soir, une fusillade, nourrie mais dispersée éclata. Les tribus attaquaient. Malheureusement pour elles la lune était trop belle et le canon put tonner toute la nuit.

Mais, au matin, la ville basse libérée est vide. Ils préféraient raser la ville et ensevelir les résistants sous les ruines. Ils ne tombèrent pas dans le piège. Toute la région nord de Fèz se soulève contre les occupants et leur valet Hafid. Cette fois ils ont un chef, El Hajjami.

Gouraud était sorti juste à temps. Gouraud progresse. Les morts de Sidi Yacoub firent gagner beaucoup de temps au colonel. Ahmed Rami. Qui gouverne le Maroc? Delcassé montra ses griffes.

Docu télé - France 2 : "Secrets d'histoire" au Maroc, sur les traces du sultan Moulay Ismaïl

On ne nous avait pas demandé notre avis. Au Maroc même, la situation empirait.

Il se retira en Convention secrète entre la Grande-Bretagne et la France : cette dernière se voit reconnaître le droit d'occuper le Sahara occidental pour préserver un passage vers le sud, c'est à dire vers le Niger et le Tchad. Il s'agissait d'assurer la sécurité sur l'Algérie, mais cette convention ne fut jamais vraiment exploitée. Mai Octobre Le colonel Lyautey est appelé pour assurer la "pacification" de la frontière Algéro-Marocaine depuis la Méditerranée jusqu'à Beni Alles.

Il dispose de hommes, mais outrepasse les pouvoirs que le gouvernement lui a fixés et dépasse les limites de la frontière. Il occupe Bechar en territoire marocain au Sud est et l'appelle Colomb. Au même moment, le Maroc est exsangue financièrement, et fait appel à la Banque de Paris et des Pays-Bas qui devient le principal créancier du royaume. Conférence internationale à la demande du Sultan sous la pression du Kayser.

L'indépendance du Maroc y est affirmée, mais les principaux ports tombent sous le contrôle de la France et de l'Espagne. La France devient majoritaire dans la Banque d'Etat du Maroc. Le traité d'Algésiras est particulièrement mal vécu par la population Marocaine. Des émeutes éclatent dans les grandes villes.

Le sultan Abd El Aziz est remplacé par son frère. Soulèvement populaire contre l'autorité du Sultan à Fès qui échoue. Hafid à Casablanca. Le Kayser Guillaume II, mécontent de l'attitude de la France, envoie le croiseur Panther à Agadir, officiellement, pour protéger les intérêts des Allemands dans le Souss.

On est proche de la confrontation armée entre les deux pays. Appuyée par la Grande Bretagne, la France accorde à l'Allemagne des compensations territoriales en Afrique Équatoriale, et en contrepartie celle-ci reconnaît le" protectorat" de la France sur le Maroc.

L e Sultan Moulay Hafid signe le traité du protectorat. Rejoints par des mutins, des rebelles soulèvent Fès. Le gouvernement Français envoie les généraux Lyautey et Gouraud.

Lyautey est nommé Résident général du Maroc. Lyautey à Casablanca. Les tribus du Sud, "les hommes bleus", sous la conduite de Hel Hiba, se soulèvent et se dirigent vers Marrakech. Ce n'est qu'en , que la dernière région, le jbel Saghro, fut "pacifiée". La résistance à l'occupation Française fut donc continue de à Abd El Krim, contrairement aux autres résistants, a un projet politique précis.

Profitant d'une lourde défaite de l'armée espagnole venue réprimer le soulèvement morts et blessés , il s'empare d'un armement lourd impressionnant : des dizaines de canons, des milliers de fusils et leurs munitions lui permettent d'équiper ses compagnons d'armes. Il n'a aucun mal à s'adjoindre l'alliance des chefs de tribus qui refusent le protectorat : il proclame la République Confédérée du Rif.

Il en devient le Président, constitue un gouvernement, lève une armée et organise une administration. Abdelkrim en Les Espagnols n'occupent plus que quatre ports et se sont retirés des terres sous la pression des troupes d'Abd El Krim. Le gouvernement Français s'inquiète, car les troupes sont proches de Fès et Taza. Des renforts sont nécessaires.

Pétain et son adjoint Naulin parviennent à bloquer l'offensive sur le Front Rifain. Début Avec l'appui de dix escadrilles d'aviation, et de Il est aussitôt exilé à l'Ile de la Réunion dont il s'évadera en Il se réfugiera alors en Egypte où il y meurt en Son prestige était alors si grand, qu'en à l'indépendance, il ne reçut pas l'autorisation de revenir au Maroc, tant son "aura" politique paraissait encore inquiétante pour le sultan MOHAMMED V.

Abdelkrim en exile à la Reunion en Les Français imposent comme Sultan son 3ème fils Sidi Mohammed, âgé de 17 ans, censé être plus docile. Déjà dès , Lyautey avait souhaité remplacer l' Islam par ce qu'il appelle "les coutumes berbères" dans les tribus "pacifiées", et avait initié le dahir du 11 septembre qui visait ce but.

Par cet article, il est stipulé que " pour la répression des crimes commis en pays Berbère, les juridictions françaises seraient compétentes , quelque soit la condition de l'auteur. Les deux composantes de la nation marocaine sont ainsi séparées, et les Berbères soustraits au droit coranique qui ne peut plus exercer la "charia". La campagne contre le dahir berbère a eu des répercussions un peu partout dans le monde.

Le dahir berbère du 16 mai est en partie abrogé par le dahir du 8 avril , qui confie aux pachas et aux caïds les jugements des délits mineurs et au "Haut Tribunal Chérifien" les délits et crimes les plus importants. Mais désormais, le nationalisme Marocain est né. Novembre Allal El-Fassi. Le jeune souverain ne connaissait que très peu Lyautey, mais il avait une grande admiration pour lui.